Fredo dirige tournage Ad&Tes

mercredi 4 juin 2014

LA BELLE ENSORCELEUSE


D'aussi loin que je me souvienne, tout comme vous probablement, j'ai toujours aimé les contes de fées. Aujourd'hui, ils représentent une grande part de mes sources d'inspiration en écriture. 

Vous ne serez donc pas surpris de savoir que je me suis précipité sur MALÉFIQUE peu après sa sortie en salles. Sans vous dévoiler tout de suite ce que je pense de ce film, je souhaite partager avec vous cette réflexion que j'ai eu en sortant de la projection: Angelina Jolie possède désormais un trait commun avec Robert de Niro, Tom Cruise, Marlon Brando, Jack Nicholson, Gary Oldman et Heat Ledger. Quel est-il, selon vous ?

Robert de Niro dans
FRAKENSTEIN de Mary Shelley
Tout comme ces acteurs accomplis et de grande renommée, cette actrice est parvenue à nous démontrer son savoir-faire en donnant vie - et avec brio - à une illustre méchante qui a frappée l'imaginaire de plusieurs amateurs de contes: il s'agit bien entendu de Maléfique. Et tout comme ces monuments du cinéma contemporain, Angelina Jolie a su livrer une interprétation qui rendra désormais ce personnage encore plus inoubliable. 

Rappellez-vous Robert de Niro qui a interprété Frankenstein de Mary Shelley. Tom Cruise qui a interprété Lesta, le vampire de Anne Rice. Marlon Brando - le parrain de Mario Puzo, Jack Nicholson - Jack Torrance de Stephen King dans Shining, Gary Oldman, - Dracula de Bram Stoker, Heath Ledger - le Joker de Jerry Robinson, Bill Finger, Bob Kane et maintenant,... Angelina Jolie - Maléfique, de Walt Disney.

Grâce à leur immense talent, à leur vision et à leur personnalité distincte, ces acteurs ont su donner une couleur particulière aux personnages de méchant qu'ils ont interprétés. Résultat, ceux-ci sont restés gravés dans nos souvenirs de cinéphile.

Gary Oldman dans
DRACULA  de Bram Stoker
Angelina ne fait pas exception à la règle. Pour ce rôle, il aurait été facile de tomber dans le cabotinage ou dans l'excès. Au contraire, le jeu de l'actrice est tout en nuance. Grâce à la profondeur qu'elle donne à son personnage, cette dernière rempli l'écran à chaque image et jamais on ne se lasse de la voir errer dans la lande en observant sa petite rivale, Aurore, rongée par ce sentiment obscur à son égard.

Angelina Jolie dans
MALÉFIQUE de Walt Disney
Toutefois, prétendre que le film repose entièrement sur Angelina Jolie serait exagéré. Son réalisateur, Robert Stromberg, qui a été directeur des effets visuels de AVATAR, ALICE IN WONDERLAND et OZ THE GREAT AND POWERFUL, est encore une fois parvenu à créer des images d'une splendeur absolue et qui ont une portée dramatique signifiante. On n'en attendait pas moins pour un conte de fées. Mais là, franchement, la barre est haute.

Des images qui ont une portée dramatique signifiante.
Et même si comme la plupart des contes de fées, MALÉFIQUE possède ses limites au niveau de la profondeur du récit, il n'en demeure pas moins que le voyage en vaut la peine.

Mettez de côté votre esprit cartésien, libérez votre coeur d'enfant et laissez-vous envoûter par le regard brûlant de Maléfique !

MALÉFIQUE
Cliquez ici pour voir le site officiel



vendredi 2 mai 2014

RÉALISATION VIDÉO AVEC WEBCAM: 5 CONSEILS

En tant que réalisateur pour ce blog-ci, j'ai pensé donner quelques conseils de base sur la réalisation de capsules vidéo faites à l'aide d'une webcam. 

Si j'ai choisi un tel sujet, c'est parce que récemment, je cherchais des renseignements qui n'étaient diffusés que sur capsules vidéo. La matière était riche, intéressante et très documentée. Toutefois, j'avais de la difficulté à rester attentif, tant la réalisation nuisait au propos. Ces capsules contenaient trop d'effets, les images de support étaient affreuses et coïncidaient mal avec les sujets. Je me suis donc dit que je pourrais peut-être me rendre utile en donnant quelques conseils de base à des personnes qui voudraient se lancer, mais avec quelques outils pour bien démarrer . 

Lorsqu'il s'agit de fiston qui cherche à transmettre sa passion sur Youtube pour épater ses amis, on lui pardonne ses maladresses. Par contre, s'il s'agit d'une vidéo réalisée par une entreprise que vous estimez mais dont vous êtes incapable de capter le message à cause de sa piètre qualité, le contenu de celle-ci ne passera pas. Pire même, cette entreprise risque d'être la risée de son auditoire et de vous perdre comme client. 

Le réalisateur Stanley Kubrick
Quoi faire alors? Comment capter son auditoire par le biais d'une vidéo, en l'occurrence, une vidéo webcam, sans gâcher son message? Mais surtout, quelles erreurs ne pas commettre?

D'abord, je tiens à préciser qu'il va de soit que vous devez posséder votre matière sur le bout de vos doigts. De cette façon, vous augmenterez considérablement vos chances de bien passer à l'écran.

Donc, voici 5 conseils de base ou pistes de réflexions pour les néophytes en matière de réalisation de capsules vidéos qui pourraient les aider à bien passer à l'écran tout en leur permettant de mieux transmettre leur message:

1
SOIGNEZ VOTRE ATTITUDE 

Docteur Folamour de Stanley Kubrick

« Si vous avez des tics, corrigez-les

Bien entendu, certaines personnes passent mieux que d'autres à l'écran. Mais ce n'est pas tant leur attitude que leur beauté qui est en cause. D'autres ont un charisme à tout rompre. Ce qui les aide à bien passer à l'écran. Mais ça, vous ne pourrez savoir comment vous trouvent les gens tant que vous n'aurez pas diffusé vos capsules. À moins que vous l'ayez fait dans le passé et que vos essais furent concluants. Mais puisque vous connaissez votre sujet, efforcez-vous de le transmettre à votre auditoire en lui parlant. Ne soyez pas fuyant. Essayer de garder un contact visuel. Ne fuyez pas trop le regard et ne bougez pas trop pour rien. Sans être figé, regardez la caméra comme s'il s'agissait d'une personne. Restez naturel. Adoptez un ton confident, mais sans être familier. Gardez une distance, mais soyez sympathique, comme vous l'êtes auprès de votre entourage. Si vous avez des tics, corrigez-les. De cette manière, les gens seront disposés à vous écouter et ne seront pas distraits par la manière dont vous vous adressez à eux.


2
SOIGNEZ VOTRE TENUE VESTIMENTAIRE

Orange mécanique de Stanley Kubrick

«Adoptez une tenue qui se marie avec votre sujet.»

Attention aux couleurs trop criardes. À moins que vous animiez une capsule pour Hawaïen Punch! Évitez le carotté, le pied-de-poule, ce genre de motifs. De manière générale, la caméra ne les aime pas. Ils provoquent un drôle d'effet visuel qui pourrait distraire votre auditoire plutôt que de l'inciter à vous écouter. De la même manière, évitez les accessoires ou les bijoux trop excentriques. Ils vous voleront la vedette! En fait, servez-vous de votre jugeote. Adoptez une tenue qui se marie avec votre sujet. Si vous animez des capsules dont le propos est axé sur un contenu intellectuel, adoptez une tenue plus sobre. Si vous donnez des conseils sur la construction, mieux vaut adopter le look de l'emploi pour être crédible. Mais encore une fois, pas d'excentricité. À moins que vous fassiez dans la satire. Évitez tout détail qui pourrait attirer l'attention ailleurs que sur votre personne et votre message.


3
SOIGNEZ VOTRE ENVIRONNEMENT

2001 l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick

«Si votre environnement est trop original, 
les gens ne vous écouteront pas.»

Pour les mêmes raisons que celles évoquées sur la tenue vestimentaire, mieux vaut ne pas se filmer devant un décor qui détourne l'attention. Si votre environnement est trop beau ou trop original, les gens ne vous écouteront pas. Ils vont s'attarder sur les détails qui meublent l'image. À moins que vous fassiez dans la décoration. Mais dans ce cas,vous devriez tourner vos capsules avec une caméra portative et faire du montage plutôt que de montrer votre environnement dans un cadre fixe. Si votre image est trop chargée, les gens vont étouffer. Ils n'aimeront pas cette sensation et risquent de décrocher. Évitez aussi les couleurs et les environnements qui jurent ou qui ne sont pas compatibles avec votre sujet. Meublez plutôt votre arrière-plan avec de la matière qui s'harmonise avec ce que vous livrez comme information. 

Évitez de tourner dos à une fenêtre, vous risquez d'apparaître en contre-jour et entouré d'un halo. Une fois que vous aurez ajusté votre cadrage en fonction de la place que vous occuperez dans l'écran et selon votre arrière-plan, veillez à éclairer votre scène convenablement. Sans vouloir tout changer ou penser à créer un plateau de film, essayez d'adapter l'éclairage de votre pièce de manière à vous mettre en évidence et ce, sans exagération. Puis, veillez à ce que votre décor soit lui aussi éclairé de manière à le rendre attrayant tout en lui permettant de créer l'ambiance que vous souhaitez transmettre. Souvent, le plus simple est le mieux. Faites comme les pros, tout en utilisant ce dont vous disposez dans votre environnement.


4
ÉTUDIEZ-VOUS
Eyes wide shut de Stanley Kubrick
«Ne vous surestimez pas.»
Ayez confiance en vous, mais ne vous surestimez pas. Prenez soin de vous étudier pour être certains que vous êtes irréprochable dans votre attitude et votre gestuelle. Encore une fois, le but étant d'être en harmonie avec ce que vous voulez passer comme message et avec le ton qui lui convient. Vous pourriez être surpris du nombre de prises ou d'essais que vous ferez avant d'avoir le ton juste et d'être vraiment intéressant à écouter et à regarder. Les professionnels de la télé, les acteurs et les orateurs le font. Alors pourquoi pas vous? Sans devenir dingue, corrigez-vous, remettez-vous en question, essayez des trucs. Tout en restant tel que vous êtes,inspirez-vous des pros que vous aimez pour voir en quoi ils suscitent un intérêt.  


5
AYEZ RECOURS AU MONTAGE 
2001 l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick
«Enchaînez vos séquences avec des transitions discrètes.»
Évitez de tourner votre capsule d'un bout à l'autre. Vous risquez de ne pas être constant dans votre représentation et de vous égarer dans vos propos. Découpez plutôt votre matière en plusieurs segments d'une longueur réaliste pour être certain de livrer un document qui ne soit pas trop long. Deux minutes est la durée moyenne des capsules web pour conserver l'attention de son auditoire. Tournez plus d'une seule prise pour chaque extrait, même si vous êtes persuadé que vous ne pourrez faire mieux à la suivante. Dans le pire des cas, vous conserverez la première. N'en tournez pas trop non plus, vous ne saurez plus où donner de la tête. Bien entendu, vous aurez recours au montage pour assembler le tout. Faites en sorte que l'enchaînement de vos segments permette à votre réalisation de conserver son rythme. Enchaînez vos séquences avec des transitions discrètes et sans trop d'effets visuels. Le message passera mieux et l'écoute sera plus agréable.


EN CONCLUSION
2001 l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick
«La vidéo peut être un outil très puissant.»
Il existe certainement des articles qui couvrent le même sujet que celui-ci. J'avoue ne pas avoir cherché. Ce qui m'importe et j'espère que ce sera le cas, c'est de pouvoir aider celles et ceux qui souhaitent se lancer dans une telle aventure. Car la vidéo «homemade» peut être une lame à double tranchant. Comme je l'ai mentionné en amorce, une mauvaise vidéo peut être catastrophique pour la notoriété. Par contre, si elle offre un contenu intéressant et que sa réalisation est irréprochable, il s'agit d'un outil de communication très puissant.

En espérant vous avoir donné de bons conseils.
Qui sait, peut-être ces renseignements vous rendront-ils service?

Si j'ai oublié des détails qui vous semblent importants, n'hésitez pas à les partager sur ce blog. De la même manière, si vous avez des commentaires, je vous invite à me les faire parvenir.



Source des images de cet article
Cliquez ici



mardi 1 avril 2014

MON PAYS, C'EST L'HIVER !

Tadoussac - Noël 2013
par Frédéric Gaudry


Nous sommes le 1er avril et les pelouses du Québec sont encore recouvertes de leur épais manteau blanc.

Comme l'a dit Gilles Vigneault dans sa chanson intitulée Mon pays: «Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver !» 

À quoi bon se plaindre et vouloir à tout pris que la neige s'efface si rapidement ?

Je sais, il en est tombé beaucoup, il a fait froid et la neige tarde à fondre.

Alors qu'une majorité y perçoit un cauchemar, moi j'y vois plutôt l'occasion de profiter au maximum de ce que l'hiver a de plus beau à offrir. La neige est encore blanche et propre et encore suffisamment abondante pour pratiquer plusieurs sports d'hiver. La température est plus douce, donc les activités extérieures sont encore plus agréables.

Le fait que la neige soit toujours présente en abondance ne signifie évidemment pas qu'elle restera encore longtemps. Bien entendu, le soleil aura raison d'elle. 

Pourtant, je note des avantages à son départ tardif; nous pouvons en profiter presque sans transition. De cette façon, cela diminue les moments ennuyeux de flottes interminables pendant lesquelles il est impossible d'entreprendre des activités extérieures. 

Autre avantage; pendant qu'il y a encore cette belle neige, il n'y a pas grand chose à entretenir sur le terrain à part déblayer les allées et la toiture. Ce qui laisse plus de temps pour entreprendre d'autres activités qu'on aime, comme faire de la création, jouer avec les enfants... et pratiquer le cocooning !

À ce titre, histoire de vous inviter à renouer avec la saison froide, j'ai choisi de vous proposer quelques bons films qui se déroulent en hiver ou qui contiennent des scènes d'hiver mémorables.

Glaces sur le Saguenay - Mars 2014
par Frédéric Gaudry

L'hiver peut être rude, certes et difficile à maîtriser parfois.
Particulièrement en réalisation. 
Mais le résultat cinématographique en vaut la chandelle.
Car les films tournés en hiver possèdent généralement une forte ambiance.

Notez que les films que je vous propose ont été réalisés par des auteurs renommés pour la plupartEt j'en oublie certainement !

Je vous invite à m'en proposer si vous en connaissez d'autres. 

D'ici là, bon cinéma et bon hiver, euh, bon printemps !


de Jacques Dorfmann


de Roman Polanski


des frères Cohen


de Christian Carion


de Francis Leclerc


de Daniel Roby


de Stanley Kubrick


de Irvin Kershner


de John Carpenter


de Tom Tykwer

vendredi 28 février 2014

SOIS BELLE ET… EXPRIME-TOI !



Le 16 janvier dernier, en tant que réalisateur-concepteur, je me suis assis pour la première fois dans les bureaux de la franchise Belle et Mince sur le boulevard Chauveau à l’Ancienne-Lorette en compagnie de mes collègues Marc-André Leclerc, producteur et réalisateur de
M-A Leclerc Production Vidéo et président de Productions OPTIMALES Inc. et Julie Martineau, chargée de projet chez M-A Leclerc Production Vidéo 
et directrice au développement des affaires de Productions OPTIMALES Inc

Nous étions réunis autour d’une table en compagnie de Lise Gagnon, co-fondatrice et propriétaire de Belle et Mince depuis 1993 avec son mari Jean Gagnon. Le but était d’entendre ce qu’ils souhaitaient faire comme premier message publicitaire Web et télé.

Rien ne semblait concrètement défini de leur côté. Toutefois, Lise nous a fait part de certains éléments qu’ils souhaitaient absolument diffuser dans le message, mais sans trop savoir comment les représenter.

Bien entendu, pour une première pub, il était tentant et sécurisant de leur côté de vouloir montrer leurs locaux et leurs produits comme plusieurs le font. Toutefois, comme le démontre le message que nous avons créé, ce n’est pas ce qui s’est passé. Lise et Jean ont eu l’audace de tenter ce qui pouvait à la fois sembler risqué mais aussi plus excitant comme approche.

Entre deux prises...
Belle et Mince étant client chez M-A Leclerc Production Vidéo depuis 2008, Marc-André m’avait aiguillé sur ce qu'est le concept de Belle et Mince avant de rencontrer Lise et Jean. J’ai donc exploré leur site et étudié la concurrence. En vertu de ce concept alimentaire, de ce qui est écrit sur le site de Belle et Mince et de tout le reste, il était clair de mon point de vue que ce dont nous devions parler, c’était ce que pouvait apporter Belle et Mince à celles et ceux qui voudraient bien adopter leur approche : le bonheur. Selon moi, pour que le message soit attrayant, nous devions suggérer que Belle et Mince puisse rendre les gens bien dans leur peau et faire en sorte qu’ils se sentent mieux dans leur quotidien. Ce qui est vrai, selon les gens qui y adhèrent.

Pour répondre aux besoins évoqués tout en respectant le budget et les ressources, il m’est venu l’idée de faire danser des gens ordinaires qui ont l’air à la fois heureux et bien dans leur peau. Voilà pour l’essentiel. Le reste est de l’ordre des détails techniques qui concernent les renseignements que voulaient livrer Lise et Jean à l’intérieur du message. Nous avons donc passé leurs informations de manière à ce qu’elles soient adaptées à mon concept publicitaire.

Mais tout ne s’arrête pas là. Le défi de la réalisation consistait à faire danser des gens qui ne sont pas des pros, tout en les montrant sous leur meilleur jour. Après avoir choisi le morceau de musique qui convenait à la fois au concept et à Lise et Jean, nous avons filmé un bout d’essai avec les volontaires pour les observer danser et les préparer au tournage. Je leur ai donné des exemples d'attitude que je voulais retrouver dans le message et leur ai fourni le lien musical pour qu’ils puissent se préparer adéquatement.


Période de casting chez Belle et Mince
Et c’est sur le plateau, entre les murs du Studio Piédestal à Québec que la magie a opérée. Tout le monde était au diapason et tout le monde est arrivé préparé.


Extrait du tournage
Marc-André Leclerc a admirablement bien rempli son rôle de producteur à tous les égards. Et mes collègues de M-A Leclerc Production Vidéo m’ont appuyé tout au long de  ma démarche. Sans parler de Lise et Jean Gagnon, bien entendu. Le directeur photo David Paré a fait un travail magnifique. Diane Aubin la maquilleuse a merveilleusement bien préparé les candidats. Et Nicolas Marois a bien terminé le travail sur le montage On Line. Évidemment, ce sont les candidats qui ont fait la part la plus courageuse du travail. Selon moi, ils ont été extraordinaires.

Cliquez ICI pour visionner le Making of du tournage de Belle et Mince par Nicolas Marois

Le message publicitaire de Belle et Mince a été diffusé sur les ondes de Canal Vie dès le 10 février 2014. Il navigue depuis sur le Web. Bien entendu, celui-ci niche sur le site de Belle et Mince, sur celui de
M-A Leclerc Production Vidéo ainsi que sur fredericgaudry.ca.

Vous n'avez qu'à cliquer sur l'un de ces liens pour le visionner.

N'hésitez pas à nous faire part de vos commentaires, ils seront fort appréciées.

*  *  *

Fiche technique du message publicitaire de Belle et Mince:

Client: Lise et Jean Gagnon, Belle et Mince
Production: Marc-André Leclerc, M-A Leclerc Production Vidéo
Chargée de projet: Julie Martineau
Direction photo: David Paré
Conception, réalisation, montage off line: Frédéric Gaudry
Maquillage: Diane Aubin
Musique: Olive Music / Cotton Club Parade
Narration: Kathleen
Montage on line: Nicolas Marois
Studio de tournage: Productions Piédestal
Studio de son: Studio de la morille
Mix Audio: Studio Expression



jeudi 6 février 2014

La BD appliquée

Dans le blog précédent, je vous ai fait part de l'origine de mes influences artistiques en graphisme et en réalisation.

Les images qui figurent dans cet article vous ont permis de constater à quel point Adrénaline et Testosteronemon dernier court-métrage, possède un traitement bédéesque. Toutefois, une question revient toujours: «Qu'as-tu fait à tes images pour que ton film ait ce look?»


Dans les prochaines lignes, je vous dévoilerai comment je suis parvenu à un tel traitement tout en vous résumant ma démarche artistique et en vous dévoilant la technique qui se trouve derrière l'apparence de ces images.


L'approche fantaisiste appliquée à Adrénaline et Testosterone résulte principalement de l'influence de deux œuvres: celle de Roméo et Juliette de Baz Luhrman et 
de La tétralogie du monstre de Enki Bilal.


Roméo et Juliette m'a inspirée au niveau du contenu des images, de l'apparence kitch des décors, des accessoires et des costumes. Je ne m'y attarderai pas dans cet article. 




Ce sont principalement les bandes dessinées de Enki Bilal qui ont été l'élément déclencheur du processus créatif du traitement de mes images. Ce qui m'a frappé dans ses dessins, c'est le côté sale, glauque, terne et presque brouillon de leurs traits, qui exprime à merveille la lourdeur du propos de l'auteur. 


Exactement le genre de démarche créatrice dans laquelle j'étais plongé. Je tenais à ce que le traitement des images de mon film contribue au climat sombre que je souhaitais transmettre. Curieusement, l'aspect kitch et coloré de leur contenu devait par le fait même être terni par un quelconque procédé. C'est alors que je devais résoudre le problème suivant: comment attribuer à des images film un traitement qui s'applique à du dessin ?


Bien entendu, il était hors de question que j'applique un traitement qui s'apparente à du dessin animé. Je cherchais quelque chose de beaucoup plus subtile. La révélation surgit lorsque que je suis tombé par hasard sur Ragging Bull de Martin Scorsese.


En regardant attentivement le contenu de ces images tournées en noir et blanc, je me suis aperçu que le noir «bavait» légèrement à certains endroits. Un peu comme si on avait frotté la pellicule pour que le noir s'y étende afin de ternir celle-ci. Là où Martin Scorsese avait peut-être voulu donner une allure de film d'archives à son oeuvre, moi je percevais un traitement qui s'apparente à des traits de fusain. Exactement l'approche que je cherchais. 


Je me suis donc mis à traiter des images dans Photoshop afin d'obtenir la «recette» que je pourrais appliquer à mon film. Il s'est avéré que ce que j'avais trouvé comme solution, était nul autre que l'application d'un ombrage (communément appelé «edge») à la couleur noire contenue dans les images. Après avoir trouvé le bon dosage que je devais appliquer, il a fallu adapter cette «recette» sur After Effect qui, contrairement à Photoshop, ne réagissait pas de manière régulière selon la densité de noir contenu dans les images.


Mon équipe de post-production et moi avons comparé trois images-type, choisies selon la densité de noir qu'elles possédaient. Nous leur avons appliqué le traitement avec trois niveaux de densité différents. Après avoir analysé les résultats, nous avons établi une densité moyenne de traitement à attribuer que nous estimions adéquate pour l'ensemble des images. Puis nous avons appliqué cette recette à tout le film et d'un seul coup, sans savoir avec précision ce qui nous attendait à l'autre bout.


Nous avons été tellement satisfaits du résultat final que nous n'avons pas retouché aux images. Il semble que nous ayons trouvé la recette idéale de traitement images pour mon film. Bien entendu, ce que vous voyez aujourd'hui à l'écran est ce que nous avons obtenu à ce moment-là. Encore aujourd'hui, j'en suis pleinement satisfait. Et c'est certain que dans un avenir prochain, je répéterai ce processus tout en le poussant un peu plus à fond. 


Vous avez des questions ou des commentaires, n'hésitez pas à vous manifester.

En espérant que cet article vous a plu.